C’est un confrère ghanéen, Alhaji Gbangbanku, qui a révélé l’information : les autorités ghanéennes ont entrepris d’expulser des Burkinabè de leur territoire, qu’elles accusent d’y être entrées illégalement. Selon notre confrère, « le Ghana a entamé un exercice de rapatriement des ressortissants burkinabè qui seraient entrés illégalement dans le pays. L’exercice dirigé par l’armée a été mené dans des communautés ciblées à travers les cinq régions frontalières du nord. Les soldats ont investi les centres-villes, les marchés et des camps, à la recherche de ressortissants burkinabés à arrêter. Ils ont ensuite été contrôlés par les militaires. Ceux qui ont été jugés coupables ont été emmenés dans un bus en attente. Ils ont ensuite été conduits hors du pays dans un convoi militaire".
Cette opération d’expulsion, qui frappe plus de 20 000 personnes, serait une réponse aux opérations militaires en cours au Burkina, au Togo et en Cote d’Ivoire.
Depuis 2016, on le sait, le Burkina fait face à des attaques terroristes qui ont provoqué des déplacements massifs de population qui ont trouvé refuge chez les pays voisins notamment au Bénin, Togo, Côte d’Ivoire et bien entendu au Ghana.
L’expulsion des Burkinabè du Ghana, deux pays membres de la CEDEAO va davantage révéler la vacuité de cette organisation régionale dont la vocation première est de renforcer l’intégration des peuples qui la composent.

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Kaceto.net